Les parlementaires européens ne prennent pas le dalaï-lama au sérieux

par Albert Ettinger, le 12 février 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adopta une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme » en Chine, critiquant e. a. le procès contre le Tibétain Tashi Wangchuk qui est accusé d’activités séparatistes. Dans la longue résolution (1), les Parlementaires admettent, du moins implicitement, qu’ils considèrent eux-mêmes la retraite politique du dalaï-lama comme étant une imposture. Ils confirment au contraire que c’est toujours lui qui est le chef de file du « gouvernement en exil » et du séparatisme tibétain.

Le Tibet faisait partie intégrante de la Chine quand les Britanniques essayèrent de l’en détacher

par Albert Ettinger, le 8 janvier 2018

Une contre-vérité, même répétée un million de fois, reste toujours une contre-vérité. L’affirmation que le Tibet, État indépendant, fut envahi et occupé par la Chine communiste – une affirmation qui se retrouve dans pratiquement tous les textes occidentaux sur le Tibet – ne fait pas exception à la règle. Elle est d’autant plus absurde qu’en 2008, le Gouvernement britannique fit une déclaration remarquable dans laquelle il récusa toute la politique menée par la Grande-Bretagne au cours du 20e siècle, politique qui visait à établir un Tibet « indépendant ».

A l'instar du « Grand Tibet », le dalaï-lama est-il aussi partisan d’une « Grande Inde » ?

par Albert Ettinger, le 29 décembre 2017

Quand le dalaï-lama s’adressa au Premier congrès mondial hindou en 2014, il eut une occasion unique : celle de dénoncer l’idéologie nationale-hindouiste du Sangh Parivar et de mettre son public en garde devant ses conséquences néfastes pour la paix civile en Inde. Et pour la paix internationale, puisque les organisateurs du congrès, le RSS et le VHP, défendent l’idée d’une Grande Inde (Akhand Bharat), d’une Inde qui dépasserait de loin les frontières actuelles. Comme le fait Praveen Togadia, un des dirigeants du VHP qui exhorta les hindous à « augmenter le taux des naissances » afin de faire flotter un jour leur drapeau « sur Kandahar, Lahore et Dhaka », donc sur l’Afghanistan, le Pakistan et le Bangladesh. (1)

Le dalaï-lama se solidarise avec l’hindouisme politique

par Albert Ettinger, le 28 décembre 2017

Quand eut lieu à Delhi, en novembre 2014, le Premier congrès mondial hindou « organisé avec l’aide du RSS (Rashtriya Sevak Sangh) et du VHP (Vishwa Hindu Parishad) », un invité de marque fut tout particulièrement honoré : le dalaï-lama.(1) On lui fit, par exemple, l’honneur d’être le premier à pouvoir s’adresser aux 1800 délégués venus d’une cinquantaine de pays, avant les deux autres invités d’honneur, « le chef du RSS Mohanrao Bhagwat et le patron du VHP Ashok Singhal » (2), et immédiatement après le mot de bienvenue de Swami Vigyananand, le président et fondateur de la World Hindu Foundation (WHF).

Le dalaï-lama approuve l’annexion du Tibet du Sud par l’Inde

par Albert Ettinger, le 27 décembre 2017

Le 14e dalaï-lama se prétend héritier du Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence et de la tolérance religieuse, patriote tibétain et défenseur suprême du Tibet. Mais qu'en est-il en réalité ? En réalité, il est plutôt le contraire de tout cela, voyez par vous-même....  Les agissements politiques que le 14e dalaï-lama poursuit en dépit de son prétendu retrait de la politique, ses provocations visant à envenimer les relations entre l’Inde, son pays d’accueil, et la Chine sont là pour le prouver, de même que le penchant qu’il a ces temps-ci pour l’extrême droite indienne. Tout cela est trop peu connu en Occident. Ses accointances politico-religieuses avec le fascisme hindou ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ses autres amitiés sulfureuses bien connues, celles avec des nazis et criminels de guerre allemands, avec l’hitlérien ésotérique Miguel Serrano ou avec le terroriste japonais Shoko Asahara.

Palestiniens et Tibétains : même combat ? Actualisation

par André Lacroix, le 21 décembre 2017

N’en déplaise à certains « défenseurs » des Droits de l’Homme, animés par une indignation à géométrie variable, l’assimilation entre la cause palestinienne et la cause tibétaine relève de l’escroquerie intellectuelle.

Free Tibet contre foot chinois

par André Lacroix, 11 décembre 2017

Après un incident provoqué par des « supporters » tibétains lors d’un match de football le 25 novembre en Allemagne, la Chine a décidé de rapatrier sa sélection de jeunes joueurs, une Chine bien déterminée à briller sur la planète-football.

L’ « indépendance » du Tibet en 1913 : ce que nous enseigne la crise catalane

par Albert Ettinger, le 12 novembre 2017

Les réactions internationales à la récente déclaration d’indépendance de la Catalogne sont sans équivoque : aucun État ne la reconnaît, et le monde entier (ou presque) la considère comme étant illégale et sans aucune valeur juridique. Vu les critères qu’on applique dans le cas de la Catalogne, que penser de la proclamation d’un Tibet « indépendant » en 1913 ? La position ambiguë de nos hommes et femmes politiques qui n’hésitent pas à accueillir le dalaï-lama comme le « chef spirituel et temporel du Tibet » est-elle due à une quelconque légitimité de la « proclamation d’indépendance » tibétaine ?

Quel rapport entre le dalaï-lama, un dissident chinois et le Hudson Institute?

par Albert Ettinger, le 9 mars 2017

Han Lianchao, qui vient de défendre le dalaï-lama sur les sites web The Tibet Post international et France-Tibet et qu’on nous présente comme un « dissident chinois » vivant aux États-Unis (1), est surtout un « Visiting Fellow » du Hudson Institute. Cet important « think tank conservateur » basé à Washington se consacre à promouvoir un « leadership international des USA fort et engagé. »

Le Dalaï-lama et Donald Trump, une alliance "grand format"

par Elisabeth Martens, le 30 janvier 2017

Le Dalaï-lama nous a fait savoir depuis New Delhi qu'il ne craint pas l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis (1). Il compte d'ailleurs sur ce dernier pour faire preuve de compassion et espère le voir collaborer avec son homologue russe, Vladimir Poutine, pour que tout deux œuvrent ensemble pour la paix dans le monde...!

Le Centre Simon Wiesenthal et le dalaï-lama

André Lacroix 23 décembre 2016
  

Le 25 mars 2012, le Centre Simon Wiesenthal exigeait des excuses de la part de China Tibet Online et de Xinhua News Agency pour avoir osé un rapprochement entre le dalaï-lama et le nazisme.  Les sites incriminés avaient eu le tort, selon le Centre, d’accuser le dalaï-lama de soutenir une politique qui aurait entraîné l’expulsion de Chinois Han de territoires historiquement tibétains, une politique comparable à celle des nazis à l’égard des juifs.

Commentaire du livre Le Tibet est-il chinois ? , ouvrage collectif publié sous la direction d’Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille (1)

par Albert Ettinger, le 3 janvier 2016

Déjà la phrase interrogative que les auteurs ont choisie en tant que titre pose problème. Elle me paraît étrange et peu sensée. N'aurait-on pas dû au moins la mettre au passé ? « Le Tibet était-il jadis (avant 1950 p. ex.) chinois? » serait une question légitime. Sous sa présente forme, elle est ou bien purement rhétorique, ou bien franchement idiote, puisque l'appartenance du Tibet à la Chine, depuis plus de soixante-dix ans, est indéniable. Le gouvernement de Pékin n'y exerce-t-il pas son autorité et son contrôle effectif ? Cette appartenance est en plus reconnue officiellement par pratiquement tous les pays et gouvernements du monde. Car les États qui entretiennent des relations diplomatiques normales avec la Chine ont reconnu et reconnaissent de ce fait ses frontières et se sont engagés à respecter son intégrité territoriale.

Bhoutan bio et BNB

Elisabeth Martens, le 30 juillet 2015

Ce n'est plus un secret pour personne : au Bhoutan, le PNB est remplacé par le BNB. Le bouddhisme mesure tous les matins la température de ce « bonheur » planifié, tel que l'explique Sabine Verhest, envoyée spéciale au Bhoutan, dans son article du 21/07/2015 paru sur le site de « La Libre Belgique » : « La question du bonheur a surgi presque comme une boutade au Bhoutan. '''Le Bonheur national brut est plus important que le Produit national brut'', avait affirmé le tout jeune roi Jigme Singye Wangchuck en 1972. Ainsi, ce royal adolescent de 17 ans à peine expliquait en creux que, si le paradigme de développement du monde ne tenait pas compte de l’objectif suprême de chaque être humain, il fallait – et lui allait – en changer. A l’époque, le Bhoutan était encore isolé du monde et sa politique est restée relativement intuitive », écrit la journaliste.

Une réaction à l'ouvrage « Clichés tibétains : idées reçues sur le toit du monde » de Françoise Robin de l'INALCO

par Albert Ettinger, le 30 mars 2015

Il y a quelque temps, la tibétologue Françoise Robin, maître de conférences à l’INALCO, a publié un petit livre qui porte le titre « Clichés tibétains : idées reçues sur le toit du monde ». L’auteure a le mérite d’y redresser quelques-unes des idées erronées que le grand public peut avoir sur la réalité et l’histoire tibétaines. Ainsi, elle rappelle au lecteur que les exilés ne constituent que trois pour cent de tous les Tibétains, contre 97% qui vivent en Chine.