La prochaine « réincarnation » du dalaï-lama entre politique et… politique

par Albert Ettinger, le 27 mars 2018

En décembre 2017, le site web de France-Tibet publia un article intitulé « Le Dalaï Lama et la politique de réincarnation : la prochaine crise dans les relations sino-indiennes ? » Son auteur, R. S. Kalha, est un ancien secrétaire au Ministère des Affaires Étrangères indien. Il part de la constatation qu’ «  il s’écoulera peu de temps » avant que les dirigeants chinois  « ne soient confrontés au sujet délicat que constitue la réincarnation du 15ème Dalaï Lama ». Et il prédit que les « conditions sont réunies pour qu’un différend éclate autour du choix du prochain Dalaï Lama. Il constituera, à coup sûr, un enjeu d’importance, dans lequel l’Inde est vouée à s’impliquer. » (1)

Lettre ouverte aux parlementaires européens à propos d’une pitoyable résolution.

par André Lacroix, le 3 mars 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adoptait une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme Wu Gan, Xie Yang, Lee Ming-che et Tashi Wangchuk, ainsi que du moine tibétain Choekyi » (*).

Comme on le verra plus bas, cette résolution est éminemment contestable.

L’Europe divisée face à la Chine ?

par André LACROIX, le 28 février 2018

Le site « France-Tibet » se fait un plaisir de reproduire régulièrement les articles de Libé empreints de préjugés antichinois ou simplement manifestant une peur de ce nouveau géant (1). Cette fois il s’agit de propos tenus par Mme Angela Merkel à l’occasion de la visite à Berlin de son homologue macédonien M. Zoran Zaev (2) sous le titre BERLIN / PEKIN : Merkel met en garde contre l’influence de la Chine dans les Balkans.

Le Parlement européen et les « droits de l’homme » au Tibet, 2e partie : Ignorance ou mauvaise foi ?

par Albert Ettinger, le 18 février 2018

A propos de la résolution du Parlement européen « sur les cas des militants pour les droits de l’homme Wu Gan, Xie Yang, Lee Ming-che et Tashi Wangchuk, ainsi que du moine tibétain Choekyi » adoptée le 18 janvier 2018 (1)... en tant qu’Européens, nous sommes attachés à la liberté d’opinion et de parole. Que des individus soient punis rien que pour avoir dénoncé des abus, critiqué des décisions, posé des questions désagréables aux autorités en place ou exprimé des opinions divergentes nous révolte. Nous trouvons, à juste titre, que des peines de prison pour quelque délit d’opinion que ce soit ne sont en aucun cas justifiées, en Chine comme ailleurs.

Le Parlement européen et les « droits de l’homme » au Tibet, 1ère partie : deux poids, deux mesures

par Albert Ettinger, le 16 février 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adopta une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme Wu Gan, Xie Yang, Lee Ming-che et Tashi Wangchuk, ainsi que du moine tibétain Choekyi. » (1) C’est loin d’être la première du genre. Au cours des années, un nombre considérable de résolutions critiquant des « violations des droits de l’homme » en Chine et en particulier au Tibet ont été adoptées par les parlementaires. Mais ces résolutions en disent peut-être plus sur la vision du monde de la majorité des parlementaires européens que sur l’état des droits de l’homme au Tibet et en Chine.

Les parlementaires européens ne prennent pas le dalaï-lama au sérieux

par Albert Ettinger, le 12 février 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adopta une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme » en Chine, critiquant e. a. le procès contre le Tibétain Tashi Wangchuk qui est accusé d’activités séparatistes. Dans la longue résolution (1), les Parlementaires admettent, du moins implicitement, qu’ils considèrent eux-mêmes la retraite politique du dalaï-lama comme étant une imposture. Ils confirment au contraire que c’est toujours lui qui est le chef de file du « gouvernement en exil » et du séparatisme tibétain.

Le Tibet faisait partie intégrante de la Chine quand les Britanniques essayèrent de l’en détacher

par Albert Ettinger, le 8 janvier 2018

Une contre-vérité, même répétée un million de fois, reste toujours une contre-vérité. L’affirmation que le Tibet, État indépendant, fut envahi et occupé par la Chine communiste – une affirmation qui se retrouve dans pratiquement tous les textes occidentaux sur le Tibet – ne fait pas exception à la règle. Elle est d’autant plus absurde qu’en 2008, le Gouvernement britannique fit une déclaration remarquable dans laquelle il récusa toute la politique menée par la Grande-Bretagne au cours du 20e siècle, politique qui visait à établir un Tibet « indépendant ».

A l'instar du « Grand Tibet », le dalaï-lama est-il aussi partisan d’une « Grande Inde » ?

par Albert Ettinger, le 29 décembre 2017

Quand le dalaï-lama s’adressa au Premier congrès mondial hindou en 2014, il eut une occasion unique : celle de dénoncer l’idéologie nationale-hindouiste du Sangh Parivar et de mettre son public en garde devant ses conséquences néfastes pour la paix civile en Inde. Et pour la paix internationale, puisque les organisateurs du congrès, le RSS et le VHP, défendent l’idée d’une Grande Inde (Akhand Bharat), d’une Inde qui dépasserait de loin les frontières actuelles. Comme le fait Praveen Togadia, un des dirigeants du VHP qui exhorta les hindous à « augmenter le taux des naissances » afin de faire flotter un jour leur drapeau « sur Kandahar, Lahore et Dhaka », donc sur l’Afghanistan, le Pakistan et le Bangladesh. (1)

Le dalaï-lama se solidarise avec l’hindouisme politique

par Albert Ettinger, le 28 décembre 2017

Quand eut lieu à Delhi, en novembre 2014, le Premier congrès mondial hindou « organisé avec l’aide du RSS (Rashtriya Sevak Sangh) et du VHP (Vishwa Hindu Parishad) », un invité de marque fut tout particulièrement honoré : le dalaï-lama.(1) On lui fit, par exemple, l’honneur d’être le premier à pouvoir s’adresser aux 1800 délégués venus d’une cinquantaine de pays, avant les deux autres invités d’honneur, « le chef du RSS Mohanrao Bhagwat et le patron du VHP Ashok Singhal » (2), et immédiatement après le mot de bienvenue de Swami Vigyananand, le président et fondateur de la World Hindu Foundation (WHF).

Le dalaï-lama approuve l’annexion du Tibet du Sud par l’Inde

par Albert Ettinger, le 27 décembre 2017

Le 14e dalaï-lama se prétend héritier du Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence et de la tolérance religieuse, patriote tibétain et défenseur suprême du Tibet. Mais qu'en est-il en réalité ? En réalité, il est plutôt le contraire de tout cela, voyez par vous-même....  Les agissements politiques que le 14e dalaï-lama poursuit en dépit de son prétendu retrait de la politique, ses provocations visant à envenimer les relations entre l’Inde, son pays d’accueil, et la Chine sont là pour le prouver, de même que le penchant qu’il a ces temps-ci pour l’extrême droite indienne. Tout cela est trop peu connu en Occident. Ses accointances politico-religieuses avec le fascisme hindou ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ses autres amitiés sulfureuses bien connues, celles avec des nazis et criminels de guerre allemands, avec l’hitlérien ésotérique Miguel Serrano ou avec le terroriste japonais Shoko Asahara.

Palestiniens et Tibétains : même combat ? Actualisation

par André Lacroix, le 21 décembre 2017

N’en déplaise à certains « défenseurs » des Droits de l’Homme, animés par une indignation à géométrie variable, l’assimilation entre la cause palestinienne et la cause tibétaine relève de l’escroquerie intellectuelle.

Free Tibet contre foot chinois

par André Lacroix, 11 décembre 2017

Après un incident provoqué par des « supporters » tibétains lors d’un match de football le 25 novembre en Allemagne, la Chine a décidé de rapatrier sa sélection de jeunes joueurs, une Chine bien déterminée à briller sur la planète-football.

L’ « indépendance » du Tibet en 1913 : ce que nous enseigne la crise catalane

par Albert Ettinger, le 12 novembre 2017

Les réactions internationales à la récente déclaration d’indépendance de la Catalogne sont sans équivoque : aucun État ne la reconnaît, et le monde entier (ou presque) la considère comme étant illégale et sans aucune valeur juridique. Vu les critères qu’on applique dans le cas de la Catalogne, que penser de la proclamation d’un Tibet « indépendant » en 1913 ? La position ambiguë de nos hommes et femmes politiques qui n’hésitent pas à accueillir le dalaï-lama comme le « chef spirituel et temporel du Tibet » est-elle due à une quelconque légitimité de la « proclamation d’indépendance » tibétaine ?

Quel rapport entre le dalaï-lama, un dissident chinois et le Hudson Institute?

par Albert Ettinger, le 9 mars 2017

Han Lianchao, qui vient de défendre le dalaï-lama sur les sites web The Tibet Post international et France-Tibet et qu’on nous présente comme un « dissident chinois » vivant aux États-Unis (1), est surtout un « Visiting Fellow » du Hudson Institute. Cet important « think tank conservateur » basé à Washington se consacre à promouvoir un « leadership international des USA fort et engagé. »