Une propagande à l'américaine : les "milliers d'urnes de Wuhan"

par Élisabeth Martens, le 8 avril 2020

En marge des grands médias, un article de Ajit Singh fait l'effet d'une petite bombe... espérons qu'elle ne soit pas à retardement ! Son article a paru sur The Grayzone Project sous le titre "US pushes conspiracy theory on China’s coronavirus death toll to deflect from Trump administration failures". Il a été traduit et publié en français sur le site Enthelekheia : « Des milliers d'urnes » : la dernière théorie du complot des USA sur le bilan des décès de la Chine.

L'article dément formellement que la Chine ait "dissimulé le décès de dizaines de milliers de personnes" atteintes du Covid-19 et avance que cette infox vient d’un "organe de propagande du gouvernement américain" et d’un "membre de longue date d’une secte d’extrême droite anti-Pékin". L'organe de propagande n'est autre que Radio Free Asia (RFA) et la secte anti-Pékin est le Falun Gong.

Le « Grand Tibet » du dalaï-lama

par Elisabeth Martens, le 15 mars 2019

C.A. Bayly, historien anglais, écrit dans « La naissance du monde moderne » que « les frontières, les passeports, la monnaie nationale, la législation nationale accompagnent la conquête européenne du monde. Les dirigeants politiques locaux devenaient conscients de 'leurs' frontières et de 'leur' peuple dans le sillage des grands conflits internationaux à la fin du 19ème siècle. »1 À cette époque, le Tibet du 13ème dalaï-lama s'est aligné à cette « naissance du monde moderne ». Avec le soutien de ses conseillers britanniques, il a répandu la notion de « frontières historiques du Tibet ». A la fin du 20ème siècle, le 14ème dalaï-lama a estimé qu'au lieu de parler de « Tibet Historique », les termes de «  Grand Tibet » ou de « Tibet Culturel » étaient plus appropriés à notre entendement.

Le nationalisme du dalaï-lama

par Elisabeth Martens, le 12 mars 2019

« Les frontières séparant les différents peuples à travers le monde ne sont pas mauvaises si elles préservent et définissent les identités génétiques et culturelles », a déclaré le dalaï-lama en 1993, lors de la Conférence des Religions du Monde à Chicago.1 Dans son autobiographie, il réitère ses propos nationalistes en affirmant qu'il voit dans la mixité ethnique « la plus grande menace pour la perpétuation des Tibétains en tant que race autonome ».2 N’a-t-il pas exhorté les Tibétaines en exil à épouser des Tibétains afin que leur progéniture soit des Tibétains de pure souche ? Samdhong Rinpoché, premier ministre du gouvernement tibétain en exil de 2001 à 2011 a suivi son exemple en s'insurgeant contre les mariages mixtes : « Un des défis pour notre nation est de garder pure la race tibétaine », déclarait-il lors d'un interview en 2003.3

Jusqu’où va se loger l’idéologie « Free Tibet » !

par André Lacroix, le 24 septembre 2018

La revue trimestrielle belge TRACES DE MÉMOIRE, Pédagogie et transmission, éditée par le « Centre d’études et de documentation Mémoire d’Auschwitz » s’attache à diffuser auprès des jeunes une information claire sur la Shoah et les horreurs du nazisme, une tâche plus nécessaire que jamais en ces temps de résurgence de l’antisémitisme.

Notre étonnement est grand de voir son n° 29 de juillet-août-septembre 2018 consacrer sa couverture et ses trois premières pages à un entretien avec M. Phuntsok, un exilé tibétain. Si son témoignage en tant que tel mérite d’être pris en considération, il n’en va pas de même de certaines de ses généralisations hâtives qui sont autant de contre-vérités, que l’auteur de l’article aurait dû à tout le moins contextualiser, sinon rectifier, au lieu de les approuver, voire de les solliciter.

La prochaine « réincarnation » du dalaï-lama entre politique et… politique

par Albert Ettinger, le 27 mars 2018

En décembre 2017, le site web de France-Tibet publia un article intitulé « Le Dalaï Lama et la politique de réincarnation : la prochaine crise dans les relations sino-indiennes ? » Son auteur, R. S. Kalha, est un ancien secrétaire au Ministère des Affaires Étrangères indien. Il part de la constatation qu’ «  il s’écoulera peu de temps » avant que les dirigeants chinois  « ne soient confrontés au sujet délicat que constitue la réincarnation du 15ème Dalaï Lama ». Et il prédit que les « conditions sont réunies pour qu’un différend éclate autour du choix du prochain Dalaï Lama. Il constituera, à coup sûr, un enjeu d’importance, dans lequel l’Inde est vouée à s’impliquer. » (1)

Lettre ouverte aux parlementaires européens à propos d’une pitoyable résolution.

par André Lacroix, le 3 mars 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adoptait une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme Wu Gan, Xie Yang, Lee Ming-che et Tashi Wangchuk, ainsi que du moine tibétain Choekyi » (*).

Comme on le verra plus bas, cette résolution est éminemment contestable.

L’Europe divisée face à la Chine ?

par André LACROIX, le 28 février 2018

Le site « France-Tibet » se fait un plaisir de reproduire régulièrement les articles de Libé empreints de préjugés antichinois ou simplement manifestant une peur de ce nouveau géant (1). Cette fois il s’agit de propos tenus par Mme Angela Merkel à l’occasion de la visite à Berlin de son homologue macédonien M. Zoran Zaev (2) sous le titre BERLIN / PEKIN : Merkel met en garde contre l’influence de la Chine dans les Balkans.

Le Parlement européen et les « droits de l’homme » au Tibet, 2e partie : Ignorance ou mauvaise foi ?

par Albert Ettinger, le 18 février 2018

A propos de la résolution du Parlement européen « sur les cas des militants pour les droits de l’homme Wu Gan, Xie Yang, Lee Ming-che et Tashi Wangchuk, ainsi que du moine tibétain Choekyi » adoptée le 18 janvier 2018 (1)... en tant qu’Européens, nous sommes attachés à la liberté d’opinion et de parole. Que des individus soient punis rien que pour avoir dénoncé des abus, critiqué des décisions, posé des questions désagréables aux autorités en place ou exprimé des opinions divergentes nous révolte. Nous trouvons, à juste titre, que des peines de prison pour quelque délit d’opinion que ce soit ne sont en aucun cas justifiées, en Chine comme ailleurs.

Le Parlement européen et les « droits de l’homme » au Tibet, 1ère partie : deux poids, deux mesures

par Albert Ettinger, le 16 février 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adopta une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme Wu Gan, Xie Yang, Lee Ming-che et Tashi Wangchuk, ainsi que du moine tibétain Choekyi. » (1) C’est loin d’être la première du genre. Au cours des années, un nombre considérable de résolutions critiquant des « violations des droits de l’homme » en Chine et en particulier au Tibet ont été adoptées par les parlementaires. Mais ces résolutions en disent peut-être plus sur la vision du monde de la majorité des parlementaires européens que sur l’état des droits de l’homme au Tibet et en Chine.

Les parlementaires européens ne prennent pas le dalaï-lama au sérieux

par Albert Ettinger, le 12 février 2018

Le 18 janvier 2018, le Parlement européen adopta une résolution « sur les cas des militants pour les droits de l’homme » en Chine, critiquant e. a. le procès contre le Tibétain Tashi Wangchuk qui est accusé d’activités séparatistes. Dans la longue résolution (1), les Parlementaires admettent, du moins implicitement, qu’ils considèrent eux-mêmes la retraite politique du dalaï-lama comme étant une imposture. Ils confirment au contraire que c’est toujours lui qui est le chef de file du « gouvernement en exil » et du séparatisme tibétain.

Le Tibet faisait partie intégrante de la Chine quand les Britanniques essayèrent de l’en détacher

par Albert Ettinger, le 8 janvier 2018

Une contre-vérité, même répétée un million de fois, reste toujours une contre-vérité. L’affirmation que le Tibet, État indépendant, fut envahi et occupé par la Chine communiste – une affirmation qui se retrouve dans pratiquement tous les textes occidentaux sur le Tibet – ne fait pas exception à la règle. Elle est d’autant plus absurde qu’en 2008, le Gouvernement britannique fit une déclaration remarquable dans laquelle il récusa toute la politique menée par la Grande-Bretagne au cours du 20e siècle, politique qui visait à établir un Tibet « indépendant ».

A l'instar du « Grand Tibet », le dalaï-lama est-il aussi partisan d’une « Grande Inde » ?

par Albert Ettinger, le 29 décembre 2017

Quand le dalaï-lama s’adressa au Premier congrès mondial hindou en 2014, il eut une occasion unique : celle de dénoncer l’idéologie nationale-hindouiste du Sangh Parivar et de mettre son public en garde devant ses conséquences néfastes pour la paix civile en Inde. Et pour la paix internationale, puisque les organisateurs du congrès, le RSS et le VHP, défendent l’idée d’une Grande Inde (Akhand Bharat), d’une Inde qui dépasserait de loin les frontières actuelles. Comme le fait Praveen Togadia, un des dirigeants du VHP qui exhorta les hindous à « augmenter le taux des naissances » afin de faire flotter un jour leur drapeau « sur Kandahar, Lahore et Dhaka », donc sur l’Afghanistan, le Pakistan et le Bangladesh. (1)

Le dalaï-lama se solidarise avec l’hindouisme politique

par Albert Ettinger, le 28 décembre 2017

Quand eut lieu à Delhi, en novembre 2014, le Premier congrès mondial hindou « organisé avec l’aide du RSS (Rashtriya Sevak Sangh) et du VHP (Vishwa Hindu Parishad) », un invité de marque fut tout particulièrement honoré : le dalaï-lama.(1) On lui fit, par exemple, l’honneur d’être le premier à pouvoir s’adresser aux 1800 délégués venus d’une cinquantaine de pays, avant les deux autres invités d’honneur, « le chef du RSS Mohanrao Bhagwat et le patron du VHP Ashok Singhal » (2), et immédiatement après le mot de bienvenue de Swami Vigyananand, le président et fondateur de la World Hindu Foundation (WHF).

Le dalaï-lama approuve l’annexion du Tibet du Sud par l’Inde

par Albert Ettinger, le 27 décembre 2017

Le 14e dalaï-lama se prétend héritier du Mahatma Gandhi, apôtre de la non-violence et de la tolérance religieuse, patriote tibétain et défenseur suprême du Tibet. Mais qu'en est-il en réalité ? En réalité, il est plutôt le contraire de tout cela, voyez par vous-même....  Les agissements politiques que le 14e dalaï-lama poursuit en dépit de son prétendu retrait de la politique, ses provocations visant à envenimer les relations entre l’Inde, son pays d’accueil, et la Chine sont là pour le prouver, de même que le penchant qu’il a ces temps-ci pour l’extrême droite indienne. Tout cela est trop peu connu en Occident. Ses accointances politico-religieuses avec le fascisme hindou ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ses autres amitiés sulfureuses bien connues, celles avec des nazis et criminels de guerre allemands, avec l’hitlérien ésotérique Miguel Serrano ou avec le terroriste japonais Shoko Asahara.