Une réponse au discours ethniciste tenu par les partisans de l'indépendance du Tibet

par Albert Ettinger, le 13 octobre 2016

La Chine est un État multiethnique. Ses ennemis les plus farouches, tels les « neocons » américains (1), voient en cette réalité une possibilité de créer tensions et divisions. Ils vont jusqu’à nier l’existence même de cet État, en le dénonçant comme un « État rêvé », un vœu pieux, une « fiction » qui n’existe que sur le papier des déclarations officielles, celles du gouvernement ou du parti communiste. En réalité, il n’y aurait rien qui unit les différentes « minorités nationales » aux Hans, l’ethnie majoritaire, et à l’État central. De surcroît, ces idéologues vont jusqu’à nier l’existence de la Chine dans l’histoire : ainsi, jusqu’en 1911, il n’y avait pas de Chine, juste un empire mandchou.

Le séparatisme tibétain, une question de « race » ?

par Albert Ettinger, le 15 mai 2016

« Les Tibétains sont une Race distincte et au plus haut point différente de tous les Peuples environnants.  Ils occupaient leur propre Territoire pendant des millénaires en tant que Race unie et homogène.  (1) » Par ces deux petites phrases remarquables commence un long article publié sur le site d’une ONG « humanitaire » australienne, écrit par un partisan de l’indépendance tibétaine et du « gouvernement en exil » du dalaï-lama. (2)

Notion du « séparatisme tibétain »

Dans China Tibet Online, le 9 juin 2015

Récemment, le directeur du Comité national des ethnies et religions de la CCPPC, Zhu Weiqun, et le président de l'Association des écrivains de la province du Sichuan, Alai, auteur de la fiction historique « Zhandui », ont tenu un dialogue sur le « séparatisme tibétain » et sur les tendances des travaux visant les minorités ethniques de la Chine.

Un gène tibétain, le  EPAS1

Par Elisabeth Martens, le 10 juillet 2014

Ci-dessous, des infos issues de l'AFP parues le 2 juillet 2014 rappelant que les croisements entre espèces d'Hominidae ne datent pas d'hier... Dans ce cas, pour quelle raison certains Homo sapiens contemporains prêchent-ils la « pureté ethnique » ? Que signifie « pureté ethnique » ? les ethnies ont-elles jamais été « pures » ?

Des Mongols au Tibet

par Jean-Paul Desimpelaere, le 30 mars 2012

 

 

Faut-il rappeler au gouvernement du 14ème dalaï-lama que sous la dynastie Yuan (13ème et début du 14ème siècle), le Tibet et la Chine ne faisaient qu’un (les grands khanats) ?

 

Discrimination entre Tibétains et Chinois en R.A.T.

par Jean-Paul Desimpelaere, le 29 février 2012

En Europe, tout le monde croit que le Tibet est recouvert d'une nuée de Chinois et qu'il est devenu difficile d'y rencontrer un Tibétain. Pourtant, les témoignages de touristes occidentaux apportent un autre regard sur cette « immigration massive des Chinois au Tibet ». Des études scientifiques tendent, elles aussi, à prouver que ce fait n'est acquis que dans l'imagination des Occidentaux.

Le Tibet, ethniquement pur ?

par Jean Dif, le 31 juillet 2011

Toute personne s’étant rendu au Tibet a pu constater de visu que tous les Tibétains ne sont manifestement pas de même origine. Il existe déjà une différence très marquée entre les Tibétains des anciens Utsang et ceux du Kham, et de l’Amdo. Les Tibétains vivant autour de Lhassa sont plutôt petits alors que les Khampas et les Goloks sont grands et costauds.

Tibétains et Chinois : incompatibles ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 24 février 2011

Il arrivait certains jours que je fusse l’unique client du relativement grand hôtel « Xiongbala » – retranscription phonétique un peu tronquée de « Shambala », le royaume mythique du bouddhisme tibétain. Un matin pourtant, j’ai vu deux Chinois han qui prenaient leur petit-déjeuner dans la salle de restaurant, non chauffée et tellement vaste qu’elle pourrait facilement accueillir deux cents personnes. Dawa m’apprend que ce sont des Tibétains venus de l’Est du Tibet qui ont investi leur capital dans cet hôtel, établi sur l’Avenue Jiangsulu, à deux pas de la vieille ville de Lhassa. Aux alentours de l’hôtel habitent des Tibétains et des Chinois han mêlés. On y trouve autant de petites boutiques tenues par des Han que par des Tibétains.

Les pauvres au Tibet, de quoi ont-ils l’air ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 1 décembre 2010

Il sont miteux, cela va de soi ! Ils vivent avec moins de 4 euros par jour pour une famille de cinq personnes. Nombre de choses coûtent dix fois moins cher là-bas que chez nous, donc l'équivalence est environ de 40 euros par jour. Mais il y aussi des choses plus onéreuses, un GSM par exemple, est presque au même prix qu’ici. Et quand ils vont à la « messe » (ni chaque jour ni même chaque semaine), ils dépensent facilement une dizaine d’euros répartis dans les multiples troncs à donations trônant à l'entrée de chaque temple, … à côté duquel un moine vigilant veille à ce que les dévotions rapportent.

Le "Grand Tibet du dalaï-lama" : une mosaïque d’ethnies, de langues et de cultures (2)

par Jean-Paul Desimpelaere, le 10 mai 2009

Dans la première partie de cet article,  j'ai surtout parlé de la portion Nord du Haut plateau, avec les Hui, les Mongols, les Tu, et la migration des Qiang, et j'ai abordé la portion Sud, avec les Rongba, les Yi du Sichuan. Dans cette seconde partie de l'article, je parle plus du Sud et Sud-est du Haut plateau, avec les Nu, les Naxi, ou d’autres groupes ethniques, tous fiers d’être des Nu, Naxi ou « autres ». Ils n’ont que faire d’un « Grand Tibet ». Nombreux sont ceux qui m’ont dit  ne pas vouloir être « rattachés » au Tibet, ni faire partie d’une sorte de « Grand Tibet »(1).

Les Tibétains : une minorité au sein de leur « propre pays » ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 10 mai 2009

Le « Grand Tibet », tel qu'il est décrit par le dalaï-lama dans ses mémoires « Freedom in Exile », correspond-il aux territoires où les Tibétains étaient majoritaires au début du 20ème siècle ? Non, parce qu'au cours des siècles, de grandes parties sont devenues partiellement Hui, Mongole ou Han.

Le "Grand Tibet du dalaï-lama" : une mosaïque d’ethnies, de langues et de cultures (1)

par Jean-Paul Desimpelaere, le 9 mai 2009

Le « Grand Tibet », tel que le décrit le dalaï-lama dans « Freedom in Exile », comptent 6 millions de Tibétains, 4 millions de Han, 2 millions de Hui, 2 millions de Yi et 2 millions d’autres ethnies. Ceci nous donne un total de 10 millions de non-Tibétains pour 6 millions de Tibétains. Si les Tibétains forment bien le plus grand groupe ethnique du « Grand Tibet du dalï-lama, ils sont moins nombreux que tous les autres groupes réunis. Sur l’ensemble du Haut plateau, on peut objectivement parler d’une culture tibétaine dominante, mais parler d’un peuple tibétain unique et originel serait un abus de langage. La partie la plus élevée du Haut plateau est habitée essentiellement par des Tibétains, mais au fur et à mesure que l’on descend, on rencontre une riche diversité de populations. Pourquoi qualifier de « tibétain » des régions occupées par une telle diversité d'ethnies, de langues et de cultures ?... et le 14ème dalaï-lama offrirait-il à tous ces peuples une « autonomie significative », telle qu’il la réclame pour son « propre peuple » de son « Grand Tibet »?

Génocide du peuple tibétain ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 19 mars 2009


"1,2 millions de morts tibétains !" proclame l’administration du 14ème dalaï-lama depuis 1984. Cette info est reprise en chœur par les groupes de soutien à "l’indépendance du Tibet" qui se multiplient en Occident. Or, sur une population tibétaine d’à peine trois millions à l’époque, une telle élimination laisserait des traces visibles et constatables...

Les Chinois envahissent-ils le Tibet ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 19 mars 2009

Le premier recensement approfondi en Chine, Tibet compris, a eu lieu en 1982. Il s’agissait d’un comptage effectif, de 100%, y compris des données concernant l’âge, la composition familiale, les professions et d’autres éléments démographiques. Les recensements antérieurs n’étaient que des évaluations.