Le Xinjiang, un «immense pénitencier»? Évangile et propagande

par Paul Lavoie pour Mondialisation.ca, le 28 avril 2021

Les Canadiens Gary et Andrea Dyck ont ​​passé une décennie au Xinjiang, en Chine, a-t-on pu apprendre par les journaux du 26 avril 2021. La nouvelle semble avoir fait le tour du monde. « Nous avions l’impression de vivre dans un immense pénitencier », a dit ce couple canadien qui avait passé 18 ans en Asie.

Ouïghours : un pavé (made in USA) dans la mare

par Gaston Monatte, le 22 avril 2021

commentaire sur l'article "Les accusations de génocide dans le Xinjiang sont injustifiées" par Jeffrey Sachs et Willian Schabas, deux bonzes du néolibéralisme, à lire en bas de page.

Propagande occidentale à propos de "génocides" en Chine

par la rédaction de tibetdoc.org, le 17 avril 2021

Depuis plus de trente ans, l'équipe de "tibetdoc" voyage en contrées tibétaines ; depuis plus de quinze ans, elle suit de près la situation des six millions de Tibétains vivant en Chine. Une conclusion s'impose : le quotidien des Tibétains s'est amélioré de manière significative depuis l'exil du dalaï-lama il y a 60 ans. Un seul chiffre suffit à le démontrer : l'espérance de vie a doublé, passant de 35,5 ans en 1959 à 70,5 ans en 2019. Cependant les médias occidentaux n'ont cessé de critiquer la Chine sur sa "colonisation" du Tibet, l'accusant de génocide ethnique et culturel. Nos médias puisaient leurs sources principalement dans les infos divulguées par l'ICT1, une ONG subsidiée par l'État américain via le NED2, dans le cadre de la Guerre froide.

Unanimité à Ottawa sur le « génocide ouïghour » : véritable débat ou consentement fabriqué ?

par Paul Lavoie, le 13 avril 2021

Dans l’ouvrage Les Décisions absurdes 2 (Gallimard, 2012) qui a été populaire dans le milieu des affaires lors de sa parution, le sociologue français Christian Morel dit beaucoup de mal de l’unanimité qui est souvent considérée comme la meilleure façon de conclure un débat. Pour s’expliquer, il se réfère à une règle de droit en vigueur chez les Israélites de l’Antiquité. « Si les vingt-trois juges du tribunal du Sanhédrin prononcent une condamnation à mort à l’unanimité, cela entraîne automatiquement l’acquittement de l’accusé, et celui-ci n’est pas rejugé. »  Même si elle semble aller à l’encontre du bon sens, cette règle est pour Morel bien fondée. Comme rien n’est jamais parfaitement noir ou blanc, l’unanimité est relativement impossible dès que plusieurs personnes délibèrent de manière studieuse, car elles ne peuvent pas toutes regarder un même objet le moindrement complexe de la même manière et envisager les mêmes facteurs avec une égale importance. Ainsi, si un jugement est unanime, on peut soupçonner qu’il est irréfléchi, qu’il a été rendu en l’absence d’une réelle délibération, d’une réelle confrontation des idées. L’unanimité « est le signe qu’il n’y a pas eu de véritable débat. La décision qui en résulte est à ce point suspecte qu’elle doit être sanctionnée par l’acquittement du coupable ».

« Ouïghours, victimes et otages » … du brouillard diplomatique

par André Lacroix, le 12 avril 2021

Dans Le Monde diplomatique d’avril 2021, on peut trouver un article intitulé « Ouïgours, victimes et otages » (1), signé par Martine Bulard, Rédactrice en chef. En décembre 2019, elle nous avait déjà gratifiés d’un article mi-figue mi-raisin sur le Tibet (2). La voilà qui « remet ça », cette fois à propos du Xinjiang. Rien que le titre pose question ; il y manque à tout le moins un point d’interrogation.

Sabine Trebinjac et les Ouïghours : un réquisitoire antichinois sous vernis scientifique

par André Lacroix, le 23 mars 2021

« Plutôt que de relayer des propagandistes de bas niveau, dont la seule préoccupation est de blanchir le régime de Xi Jinping, puis-je vous suggérer l’article ci-joint (1), écrit par une scientifique vraiment informée et d’essayer d’y répondre au niveau des faits » : voilà ce que m’écrivait un professeur de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) en réaction à ma lettre ouverte (2).

L’article en question est fort de 15 pages ; il est intitulé Chine et Ouïgours. Un colonialisme interne civilicide ; il est publié par les éditions de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) ; son autrice, Sabine Trebinjac est chercheuse au CNRS et chargée de cours à l’Université Nanterre - Paris X. 

Le lobby ouïghour

par Paul Lavoie© pour Mondialisation.ca, le 22 mars 2021

Le texte qui suit est long et peut en décourager plusieurs. En le lisant, il apporte néanmoins la certitude, le tout dit sans trop de prétention, que tout ce dossier ouïghour, où on fait appel aux bons sentiments et demande à tous de s’indigner, n’est rien d’autre qu’une vaste entreprise de mystification. La Chine a peut-être ses défauts, mais ne mérite pas d’être diabolisée pour de viles raisons économiques. Après tout, les Chinois font aussi partie du genre humain.

Une re-lecture du « génocide des Ouïghours » au Xinjiang

par André Lacroix, le 18 mars 2021

« Le crime de génocide » dont serait victime la population ouïghoure du Xinjiang (Ouest de la Chine) est une accusation sans fondement. Ci-dessous de nombreuses études sérieuses le prouvent noir sur blanc. Ce qui, au contraire, est bien réel, c’est qu’il existe un large courant orchestré à Washington pour entretenir, par tous les moyens y compris les mensonges et le recours aux groupuscules d’extrême droite, un abcès de fixation sur les flancs de la Chine, menaçant l’hégémonie US.

Un rapport « indépendant » faisant état d'un génocide ouïghour vous est présenté par une université frauduleuse et des idéologues néoconservateurs qui font pression pour « punir » la Chine.

par Ajit Singh, le 17 mars 2021

Les médias américains ont salué un rapport du Newlines Institute accusant la Chine du génocide des Ouïghours comme étant une analyse indépendante « remarquable ». Un coup d'œil sous la surface révèle qu'il s'agit d'un outil de propagande pour le changement de régime, réalisé par des agents interventionnistes au sein d'une université frauduleuse.

La Chine commet-elle un génocide au Xinjiang ?

par Dan Cohen, pour MintPress news, le 14 mars 2021 (traduit de l’anglais à l’aide de DeepL.pro)

Les États-Unis et leurs alliés ont déclaré que la Chine était coupable de génocide à l'encontre des musulmans ouïgours. Dan Cohen, de Behind The Headlines, examine cette déclaration et les figures extrémistes qui la soutiennent. Il explique les motivations géopolitiques de cette campagne de propagande.

Les Ouïghours et son précédent tibétain: non à la propagande, les faits d'abord

par Paul Lavoie, pour mondialisation.ca, le 4 mars 2021

Les Ouïghours parlent une langue voisine du turc. Si on les retrouve un peu partout en Chine, la majorité vit dans la province appelée « Région autonome ouïghoure du Xinjiang » ou simplement Xinjiang. Cette province est parfois appelée « Turkestan oriental », un nom qui n’est pas reconnu ni employé par la Chine. Si la province du Xinjiang forme le sixième du territoire chinois, les Ouïghours constituent cependant moins de 1 % de la population chinoise totale. Sur 1,4 milliard de Chinois, on en compte une douzaine de millions et on en retrouve une dizaine de millions dans le Xinjiang, une province d’à peu près une vingtaine de millions d’habitants.

Tibétains dégoûtés, Tibétains déboutés:  le vent tourne, mais quid des Ouïghours ?

par André Lacroix, le 23 février 2021

La lecture du site France-Tibet, relais traditionnel des thèses « Free Tibet » auprès des lecteurs français, réserve parfois quelques surprises. Tandis qu’il redonnait à lire un « dossier spécial », daté du 15/09/2018, consacré aux Tibétains exilés dont certains rentrent au pays (1), le même site publiait le 22/01/2021 un article déplorant l’abandon des poursuites envers la Chine pour « génocide au Tibet » (2) Ces deux publications n’ont certainement pas fait danser de joie les adeptes de Sa Sainteté.

Mais alors que l’étoile du dalaï-lama est en train de pâlir et que le sort des Tibétains ne fait plus pleurer dans les chaumières, voilà que les projecteurs se braquent sur les Ouïghours présentés à l’opinion publique occidentale comme les nouveaux bébés-phoques à sauver du carnage !

 Qui sont les ennemis des Tibétains, des Ouïghours et de tout le peuple chinois ? (Troisième partie)

par Albert Ettinger, le 20 février 2021

Les amis d’un peuple sont ceux qui soutiennent ses efforts pour améliorer ses conditions de vie et son combat pour assurer un avenir en paix et en sécurité à ses enfants.

Les ennemis d’un peuple, en revanche, sont ceux qui attisent les conflits en son sein pour semer la discorde, la haine, le terrorisme et la guerre civile qui est la pire de toutes les guerres.

Tibet, Turkestan, Mongolie, une « Alliance Haute Asie » sponsorisée par les États-Unis 

par Élisabeth Martens, le 15 février 2021

Avec la crise financière de 2008 qui a secoué nos démocraties ultra-libérales, il devint évident que d'autres crises allaient se succéder (comme elles le faisaient déjà depuis les années 1970, mais on a voulu croire au miracle d'une « sortie de crise »). Elles se chevaucheraient tant et si bien qu'elles deviendraient désormais une crise globale du système néo-libéral qui affecterait l’entièreté du « monde  libre » et de ses « annexes » (les PFR1 de l'Afrique et de l'Amérique latine). En 2008, le démocrate américain John Murtha, président de la commission du Congrès pour la défense, a rappelé que la Chine exigeait toute l'attention des USA : « Nous devons être en mesure d’arrêter la Chine, la Russie, ou tout autre pays, qui devient une menace pour nous. »2 Depuis lors, l'attitude des États-Unis vis-à-vis de la Chine n'a fait que s'exacerber. Alors que leur cheval de bataille fut le Tibet pendant 60 ans, pourquoi se sont-ils soudainement tournés vers les Ouïghours du Xinjiang ?

Qui sont les ennemis des Tibétains, des Ouïghours et de tout le peuple chinois ? (Deuxième partie)

par Albert Ettinger, le 12 février 2021

Les amis d’un peuple sont ceux qui sympathisent avec ses efforts visant à se forger un avenir meilleur et qui soutiennent son combat pour assurer une vie en paix et en sécurité à ses enfants.

Les ennemis d’un peuple sont ceux qui, prétendument pour son propre bien, lui infligent des sanctions afin de l’appauvrir, de l’affamer, de le priver de soins médicaux. Ceux qui veulent lui imposer leur volonté et leur propre système de « valeurs ».

Qui sont les ennemis des Tibétains, des Ouïghours et de tout le peuple chinois ? (Première partie)

par Albert Ettinger, le 06 février 2021

Les amis d’un peuple sont ceux qui voient d’un bon œil ses progrès matériels et culturels et qui applaudissent à l’amélioration de ses conditions de vie. Les amis d’un peuple sont ceux qui sympathisent avec ses efforts visant à se forger un avenir meilleur et qui soutiennent son combat pour assurer une vie en paix et en sécurité à ses enfants.

Les ennemis d’un peuple, en revanche, sont ceux qui attisent les conflits en son sein pour semer la discorde, la haine, le désordre, le terrorisme. Les ennemis d’un peuple sont ceux qui lui envient ses succès et ses progrès, qui voudraient qu’il reste enchaîné aux structures sociales archaïques et aux préjugés. Ce sont ceux qui, prétendument pour son propre bien, lui infligent des sanctions afin de l’appauvrir, de l’affamer, de le priver de soins médicaux. Ce sont ceux qui veulent lui imposer leur volonté et leur propre système de « valeurs ».

Lettre ouverte à Paul Magnette, Président du PS et Bourgmestre de Charleroi, à propos des Ouïghours

par André Lacroix, le 30 janvier 2021

Monsieur le Président,

Monsieur le Bourgmestre,

Cher Paul Magnette,

Le débat que vous avez eu le 28 janvier avec Raphaël Glucksmann, via « Instagram Live » (voir https://youtu.be/pxXzE54_ijU) m’a désolé.

Volatilité des témoignages sur la question ouïghoure

par la rédaction de Moon of Alabama, le 4 février 2021

Truquages des photos, accusations non étayées et maintenant les témoignages bidons évolutifs. Il semblait difficile de prouver la fausseté des témoignages humains des "rescapés du goulag chinois". Moon of Alabama s’est attaqué avec succès à cette tâche en fournissant ses sources.

Un auteur qui a déjà révélé la face « pas si zen du dalaï-lama » dénonce les fake news sur le Xinjiang

par Albert Ettinger, le 31 janvier 2021

Il faut avoir du courage pour affronter le tsunami de propagande antichinoise qui déferle actuellement sur le « Monde libre ». Assurément, Maxime Vivas n’en manque pas. Après s’être attaqué à Robert Ménard et ses « Reporters sans Frontières » 1) quand ils passaient encore pour des « combattants des droits de l’homme » quasiment intouchables, après avoir démasqué, ô sacrilège, « Sa Tartufferie » le dalaï-lama 2), voilà que cet auteur d’une vingtaine de livres et ancien référent littéraire d’ATTAC ose questionner les certitudes de nos journalistes « spécialistes » du Xinjiang avec un livre-essai dont le titre annonce clairement la couleur.

Les Européens, les Ouïghours et les délires de Washington

par Bruno Guigue, le 26 janvier 2021

C’était plus fort que lui, comme une ultime pulsion avant la débandade finale. Tout en faisant ses bagages, l’ex-secrétaire d’État Mike Pompeo n’a pu s’empêcher de lancer une nouvelle accusation infamante contre Pékin. Comme le quotidien pro-impérialiste «Libération» dans sa Une du 21 juillet, le bras droit de Donald Trump a dénoncé «le génocide en cours» et incriminé «une tentative systématique de détruire les Ouïghours de la part du Parti-État chinois». Avec cette touchante unanimité qui caractérise l’alignement automatique des capitales européennes sur la diplomatie d’Outre-Atlantique, ces dernières vont-elles reprendre sans sourciller les accusations proférées par Washington ?