Le théâtre ache lhamo est-il moribond en RAT ?


par Elisabeth Martens, le 6 mars 2017

 

Isabelle Henrion-Dourcy, anthropologue et tibétologue, professeure au département d’anthropologie à l’Université Laval à Québec, consacre sa thèse de doctorat au théâtre ache lhamo, expression théâtrale spécifique de Lhassa et de ses environs. Son étude devient pour la chercheuse une quête de vérité, elle-même transformée en un ouvrage de 950 pages qui rassemble une masse impressionnante de documents dont 80% sont inédits à l'heure actuelle (1). Quel est l'enjeu de cette œuvre monumentale?

Zhaxi Dawa, "La splendeur des chevaux du vent"

par Elisabeth Martens, le 27 janvier 2016

 

En 1980, la première revue littéraire en langue tibétaine a été lancée par l'association des écrivains de la R.A.T. Sous le nom de «  Bod kyi rtsom rig sgyu rtsal » (ou « Littérature et arts tibétains »). Depuis, de nombreux journaux et périodiques rédigés en tibétain ont vu le jour au Tibet, au Qinghai et dans toutes les régions habitées par des Tibétains dont le style de prédilection est la nouvelle. Un des représentants de ce élan littéraire est Zhaxi Dawa à qui nous devons cette fabuleuse plongée dans le Tibet d'aujourd'hui, un Tibet qui prend son passé proche et lointain sur le dos comme un sac rempli de trésors. Ce petit livre de quatre nouvelles, édité chez Acte Sud, vaudrait bien plus qu'un simple article!

Le renouveau de la littérature tibétaine

Interview de Tsering Shakya (2008) traduit de l'anglais par André Lacroix en août 2015

 

Né en 1959 à Lhassa, Tsering Wangdu Shakya est aujourd’hui professeur à l’Institute of Asian Research de l’Université de Colombie Britannique (Vancouver). Il a publié la plus importante histoire du Tibet moderne écrite par un Tibétain de l’exil : "The Dragon In The Land Of Snows. A History Of Modern Tibet Since 1947, London 1999".  Il est aussi l’auteur de nombreux essais et articles sur le Tibet. Ci-dessous un extrait d'un interview paru dans la "New Left Review" en 2008 où il fait le point sur le renouveau de la culture tibétaine.

Namgyal Wangdrak : l’ancien remis au goût du jour, le pinceau à la main

par Elisabeth Martens, le 29 juillet 2015

 

Namgyal Wangdrak, à l’origine institeur dans le comté de Zanda (préfecture de Ngari), est devenu maître en langue classique tibétaine et calligraphe de renom.

 

Ouverture d’un centre de restauration des manuscrits anciens

par Elisabeth Martens, le 29 juillet 2015


A Lhassa vient de s'ouvrir un centre de restauration de manuscrits anciens.

La famille Soros et la langue tibétaine

par Jean-Paul Desimpelaere, le 4 mars 2011

Cette fois, il ne s'agit pas de Georges Soros, le multimilliardaire Hongaro-Américain, mais de sa fille, Andrea Soros. Elle est à l'initiative de nombreux projets d’aide au développement dans les régions chinoises habitées par des Tibétains. Et ceci, « honorablement »: aucune interférence politique !... si ce n'est indirectement.

La langue tibétaine réprimée et marginalisée par la Chine ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 4 mars 2011

Le 25 novembre 2010, le Parlement Européen a voté une résolution à l'encontre de la Chine affirmant qu'elle réprime et marginalise la langue tibétaine. « Les populations autochtones n’ont pas le droit d’organiser leur système éducatif dans leur propre langue », stipule la résolution. Selon les Bretons, l’Europe n'est elle-même pas un bon exemple en la matière ! Quant au Parlement chinois, il ne perd pas son temps avec les problèmes des Basques.

L'imprimerie de Derge

par Jean-Paul Desimpelaere, le 10 juin 2010


Derge se situe à 3000 m d’altitude, sur la frontière entre le Sichuan et le Tibet, le long du cours supérieur du Yangze. Les deux rives de la rivière galopante sont occupées par les chercheurs d’or tibétains filtrant l’eau boueuse avec attention. Mais la ville est surtout réputée pour son imprimerie.

La langue Mandchoue, comme la tibétaine : disparues à cause des Chinois ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 30 juin 2009


Dans une allocution donnée au Parlement européen le 4 avril 2008, le 14è dalaï-lama a dit ceci : « La langue, l’écriture et la culture du peuple mandchou ont disparu ». Cela faisait suite à : « le gouvernement chinois est à l’origine d’une immigration massive de Han dans les régions tibétaines qui mènera graduellement à l’extinction de la culture et de la langue du Tibet. »