L'ancien Tibet : témoignage d'un explorateur bouriate du début du 20ème siècle

par Albert Ettinger, le 17 juin 2016

Ce que l'on entend dire du Tibet ancien :

« C’est un fait que dans l’ancienne société les Tibétains, au moins au début de ce (20ième) siècle, profitaient de la vie. Surtout l’aristocratie menait une vie de plaisirs et de divertissements qu’on pourrait définir comme une vie faite de ‘brocart de soie et de pique-niques’. (…) Le Tibet était Shangri-La, le paradis sur terre. » [1]

À propos de « l’envahisseur chinois »

par André Lacroix, le 29 avril 2016

L’histoire, certes, n’est pas une science exacte et Tzetan Todorov nous a appris à nous méfier des « abus de la mémoire ».  Il n’empêche que l’on peut difficilement parler d’envahisseur à propos de la Chine dont le Tibet fait partie depuis des siècles.

Tibet : « un pays occupé » ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 15 février 2012

Les termes « occupation » et « État souverain » sont des termes modernes. Ils sont entrés en usage quand les frontières acquirent petit à petit un statut international (aux 19ème et 20ème siècles). Si l’on retourne dans le passé, tout pays en a bien « occupé » un autre à son heure. De plus, les frontières sont des « frontières de rapports de force », comme en Afrique où les frontières n’ont pas été dessinées en respectant l’Histoire des pays africains, mais sont la conséquence d’accords coloniaux. La situation est similaire au Tibet.

Discorde politique entre le 13ème dalaï-lama et sa famille

par Jean-Paul Desimpelaere, le 11 janvier 2012

Thubten Gyatso, le 13ème dalaï-lama (1876 – 1933) était âgé d’à peine trois ans lorsqu’il fut reconnu comme la réincarnation du précédent dalaï-lama et qu’il fut placé sur le trône. Avec le 5ème dalaï, le 13ème dalaï-lama exerça une forte influence sur le développement politique du Tibet. La première moitié du 20ème siècle fut marquée par la peur du nouveau souffle républicain qui traversait la Chine et, à l’initiative du 13ème dalaï-lama, le Tibet se rangea frileusement derrière les Anglais. Pourtant ce n'était pas de l'avis de sa famille.

Le « Tibet Justice Center » réussit-il à prouver l’indépendance du Tibet ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 9 juin 2011

Le « Tibet Justice Center » basé aux États-Unis a publié en 1998 un rapport censé persuader le Congrès des États-Unis et divers parlements dans le monde que le Tibet avait toujours été indépendant jusqu’à l'arrivée de l’Armée Populaire de Libération chinoise, en 1951. Selon cette organisation américaine, c'est la Chine qui mit fin, à ce moment-là, à l'indépendance du Tibet. Voyons de quelle manière procède le « Tibet Justice Center » pour arriver à une conclusion aussi distordue par rapport à al réalité.

"Les cavaliers du Kham"

lundi 16 mai 2011, par Jean-Paul Desimpelaere

notes à propos du livre de M. Peissel

« Les Cavaliers du Kham, guerre secrète au Tibet” Michel Peissel, Ed. Robert Laffont, 1972 Parmi les premiers livres après 1959, traitant de la question Tibétaine.

Ce livre a été pris par beaucoup de personnes comme référence. Je vous livre des commentaires, en vrac.

La « déclaration d’indépendance du Tibet » du 13ème dalaï-lama

par Jean-Paul Desimpelaere, le 22 janvier 2011

Le 13ème dalaï-lama a régné sur le Tibet (une surface équivalente à l'actuelle R.A.T.) de 1879 à 1933. Au début du 20ème siècle, constatant le déclin de l’Empire mandchou et l’arrivée des pays occidentaux en Chine, il chercha des alliés puissants capables de garantir son pouvoir temporel et spirituel sur le Tibet.

Une plaque commémorative pour les combattants indépendantistes tibétains

par Jean-Paul Desimpelaere, le 2 octobre 2010

Une plaque commémorative pour les combattants indépendantistes tibétains... « et où se trouve-t-elle ? », demanderez-vous. Aux États-Unis d’Amérique évidemment ! Plus précisément à Camp Hale, au Colorado. C’est là que des rebelles tibétains ont été entraînés par la CIA.

Des temples bouddhistes saccagés avant la Révolution culturelle

par Jean-Paul Desimpelaere, le 10 juin 2010

« Moins de dix temples ou monastères restèrent debout après la Révolution Culturelle », prétendent aujourd’hui les dalaïstes, mais il s’agit là d’une vaste tromperie. Ils avancent des chiffres invraisemblables : « la culture tibétaine et la religion du Tibet ont été détruites à partir de 1955, dès avant la Révolution Culturelle. Des 6.259 monastères, il n’en restait que 6 en 1976. Des 592.538 moines et nonnes, 110.000 ont été torturés jusqu'à ce que mort s'en suive. »

Des dégâts pendant la Révolution Culturelle

par Jean-Paul Desimpelaere, le 7 juin 2010

Dès 1966, de jeunes étudiants tibétains et une partie des dirigeants, des Tibétains et des Chinois, se sont rassemblés à Lhassa pour répondre à l’appel national de la « Révolution Culturelle ». Leurs cibles étaient d’autres dirigeants, considérés comme trop traditionnels, et les « vieilles habitudes », c'est-à-dire, en premier lieu, les superstitions et la religion. Les moines ont été renvoyés dans leur village natal pour travailler aux champs. Beaucoup de stupas, de statues bouddhistes et d'éléments cultuels ont été détruits. Des monastères, il ne resta généralement que quelques bâtiments centraux transformés en écoles, en granges, ou autre. Deux ans plus tard, en 1968, l’armée a commencé à rétablir l’ordre et ces destructions prirent fin. Toutefois, les excès de la gauche vont perdurer jusqu’en 1976 au Tibet, comme ailleurs en Chine. La Révolution Culturelle a duré officiellement dix ans, de 1966 jusqu’en 1976. Elle a prit fin avec la condamnation de « la Bande des Quatre ».

Microcrédits de relance après la Révolution culturelle

par Jean-Paul Desimpelaere, le 6 juin 2010

Pendant la Révolution culturelle, le système des communes agricoles reposait sur trois niveaux administratifs : la « commune » d’à peu près la superficie d’un canton actuel, l’ « équipe » qui rassemblait quelques villages et la « brigade » qui finalement correspondait à un village partciculier.

Norbulingka, le palais d’été des dalaï-lamas

par Jean-Paul Desimpelaere, le 30 mars 2010

Fin octobre 2009, lors de notre périple de Pékin à Lhassa, nous avons eu l'occasion d'aller visiter le Palais d'été des dalaï-lamas, le Norbulingka.

Xi Zang,le Tibet : « Trésor caché à l’Ouest » ou « Tsang occidental » ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 29 mars 2010

Le nom chinois du Tibet est « Xi Zang », 西藏. Quelle signification à donner à ces deux caractères chinois ?

Les mandchous étaient-ils favorables aux lamas ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 22 février 2010

Vers la fin de l’ère mandchoue (ou dynastie des Qing), au début du 20ème siècle, la plupart des grands monastères du Sichuan et du Tibet occidental furent détruits par les Mandchous.

Encore des monastères détruits!

par Jean-Paul Desimpelaere, le 16 février 2010

Nous roulons à nouveau sur la route vers le « grenier à grains » du Tibet, et je me souviens avec un sourire compatissant de ce journaliste flamand avec qui j’ai voyagé à travers le Tibet, il y a quelques années. Dès qu’il voyait une ruine au loin, il vociférait à qui mieux mieux contre les horreurs perpétrées par les communistes chinois. Si j’éprouve une méfiance spontanée vis-à-vis de ce genre d’exagérations, il est pourtant vrai que de nombreux monastères et temples tibétains ont soufferts pendant la Révolution Culturelle.

Pourquoi le 9ème panchen-lama s'est-il rendu à Pékin en 1923 ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 2 février 2010

En 1912, pour financer les armes livrées par les Anglais, le 13ème dalaï-lama a imposé une nouvelle taxe au monastère du 9ème panchen-lama. Le dalaï a ressorti plusieurs histoires anciennes des tiroirs pour défendre l'imposition de cette taxe.

De l’argent pour l’exil du dalaï

par Jean-Paul Desimpelaere, le 7 septembre 2009

De plus en plus de documents officiels américains datant des années cinquante sont mis au jour. L’un d’entre eux concerne la décision du 14ème dalaï-lama de partir en exil.

Le soulèvement du 10 mars 1959 à Lhassa

par Jean-Paul Desimpelaere, le 7 septembre 2009

Que s'est-il réellement passé à Lhassa lors du soulèvement du 10 mars 1959 ? Plusieurs témoins des évènements, venant d'horizons différents convergent pour donner une version similaire, mais assez éloignée de celle du 14ème dalaï-lama.

Réactions tibétaines et internationales à la prise de pouvoir communiste en 1951

par Jean-Paul Desimpelaere, le 10 juin 2009

Avant la prise de pouvoir du Tibet par les communistes chinois, en 1951, aucune nation sur terre n’avait jamais reconnu le Tibet comme pays indépendant. Le Tibet était considéré comme un état vassal de la Chine.

Demo Tenzin Gyatso, le lama photographe

par Jean-Paul Desimpelaere, le 19 mars 2009

Il ne s’agit pas de “Tenzin Gyatso”, l’actuel 14ème dalaï-lama que nous connaissons bien, non !... mais de Demo Tenzin Gyatso, un lama dont le hobby était la photographie et qui a vécu au Tibet pendant le règne du 13ème dalaï-lama.