Le dalaï-lama, un Nobel de la Paix pas aussi pacifiste qu'il n'y paraît

par Jean-Paul Desimpelaere, le 7 septembre 2009

Le prix Nobel de la paix fut attribué au dalaï-lama en 1989. Cet événement s’inscrivait dans l’offensive mondiale contre le « Mur de Berlin » qui fut d’ailleurs brisé la même année. Alors que le 14ème dalaï-lama venait à peine de recevoir ce prix prestigieux, il appelait déjà à la violence au Tibet... en des termes masqués, bien évidemment. Ci-dessous quelques exemples de « pacifisme » de notre saint Nobelisé.

Standing ovation du parlement européen pour le dalaï-lama : mérité ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 30 juin 2009

Le 4 avril 2008, le dalaï-lama était l’invité du parlement européen. Son discours est dans la même lignée que bon nombre de ses discours récents. Il commence avec : « Je suis ici surtout pour promouvoir des valeurs humanistes, telles que les rapports chaleureux entre les gens. » Voilà qui se dit en une seule phrase... suivie d’un discours politique d’une heure sur la « question tibétaine ». Là aussi les grandes lignes sont les mêmes depuis des années. Pourtant, il est utile de mettre en évidence quelques nouveaux points.

Tibet : un projet théocratique, autoritaire, ethniciste, dangereux pour la paix ?

(cet article se trouve aussi sur  http://www.jean-luc-melenchon.fr/ ?m=200804)

par Jean-Luc Mélenchon, le 3 juin 2009

Voici une note de plus sur le sujet du Tibet et de la Chine. Bien d’autres sujets me sollicitent et on me fait le reproche de donner à celui-ci une importance exclusive finalement excessive(...). Un bon débat est commencé ici sur un sujet qui n’est pas second.

Tibet, le « Grand Jeu », et la CIA

par Richard M Bennet, le 8 avril 2008

Richard M Bennett, consultant en renseignement et sécurité AFI Research. Copyright 2008, article publié le 26/03/08 sur www.atimes.com, Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

 

Etant donné le contexte historique de l’agitation au Tibet, il existe une raison de croire que Beijing a été pris par surprise lors des manifestations récentes pour la simple raison que leur planification a eu lieu en dehors du Tibet et que la direction des manifestants est aussi entre les mains d’organisateurs anti-chinois, qui se trouvent en sécurité et hors de portée, au Népal et en Inde du Nord. De même, le financement et le contrôle général de l’agitation sont liés au dirigeant spirituel tibétain, le Dalaï Lama, et par voie de conséquence à la CIA, à cause de la coopération rapprochée du Dalaï Lama avec le renseignement US depuis plus de 50 ans.

« Je ne suis pas d’accord avec le boycott des J.O. de Pékin et la propagande anti-chinoise », dit Mélenchon

par Jean-Luc Mélenchon, le 7 avril 2008

Je ne suis pas communiste chinois. Je ne le serai jamais. Mais je ne suis pas d’accord avec les manifestations en faveur du boycott des jeux olympiques. Je ne suis pas d’accord avec l’opération de Robert Menard contre les jeux olympique de Pékin. Je ne suis pas d’accord avec la réécriture de l’histoire de la Chine à laquelle toute cette opération donne lieu. Je ne partage pas du tout l’enthousiasme béat pour le Dalaï lama ni pour le régime qu’il incarne. Pour moi, le boycott des jeux est une agression injustifiée et insultante contre le peuple chinois. Si l’on voulait mettre en cause le régime de Pékin il fallait le faire au moment du choix de Pékin pour les jeux. Il ne fallait pas permettre à la Chine d’être candidate. Il fallait le dire en Chine. Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de chinois qui ont voulus et préparent activement les jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite !

Le Tibet, l’impérialisme et la lutte entre progrès et réaction

par Domenico Losurdo, le 2 avril 2008

Domenico Losurdo, professeur d'Histoire et philosophie (Italie)

Dans les années 60, c’étaient les Chinois qui étaient considérés comme « pauvres mais beaux », par rapport à l’Occident ; aujourd’hui, après le développement impétueux qui s’est produit dans le grand pays asiatique, les « pauvres mais beaux », aux yeux de cette prétendue gauche, ce sont les Tibétains partisans du dalaï-lama. Qu’importe si ce dernier est en réalité riche et laid ? Ainsi, il est riche en tant que représentant d’une caste d’exploiteurs super-alimentée de dollars dès les années 50 ; laid, du fait qu’il aurait voulu continuer à condamner à une horrible condition de dégradation les serfs de l’aristocratie et de la théocratie tibétaines. Tout cela ne compte pas : pour une certaine gauche, les films d’Hollywood sont toujours plus importants que les livres d’histoire et d’analyse critique de la réalité.

Le 14ème dalaï-lama reçoit la visite de l'ange Merkel et est décoré d'une médaille d'or par Bush

par Jean-Paul Desimpelaere, le 5 février 2008

Le 14ème dalaï-lama a à nouveau le vent en poupe. Les invitations aux réceptions somptueuses se succèdent : USA, Canada, Autriche, Allemagne... Le 17/10/07, le 14ème dalaï-lama reçut même la ‘médaille d’or’ du Congrès américain. Cette médaille d’or est la plus grande distinction que le Congrès donne à des personnalités de renommée mondiale, elle est rarement décernée. Par là, le 14ème dalaï-lama est mis au même rang que Georges Washington, Ronald Reagan, Winston Churchill, le pape précédent, Nelson Mandela et Mère Térésa.