Qu'en est-il de la liberté de religion au Tibet ?

par Jean-Paul Desimpelaere, le 24 janvier 2010

En août 2007, nous étions au monastère de Litang dans l’Ouest de la province chinoise de Sichuan, à proximité de la frontière tibétaine. Nous y avons assisté à une cérémonie présidée par un Rinpoché qui avait fui en 1956 et avait été invité pour l'occasion. La télévision locale était présente pour témoigner de l’événement... pendant que non loin de là, la police locale arrêtait un émeutier revendiquant le retour du dalaï-lama. La liberté de religion existe-t-elle au Tibet ? C'est un géographe tibétain qui nous répond depuis le Parlement européen !

Le Dharma rejette l’idée brahmanique du karma et de la réincarnation

par Elisabeth Martens, le 22 décembre 2009

Je réponds ici à certains lecteurs qui semblent choqués par mon affirmation selon laquelle le Dharma (l’enseignement du Bouddha) s’est construit en réaction contre les croyances hindouistes en la réincarnation et au Karma. Je prends comme ouvrage de référence : « Le Bouddhisme du Bouddha », d’Alexandra David-Neel, Ed. du Rocher.

Bouddhisme et violence : est-ce compatible ?

lundi 5 octobre 2009, par Jean-Paul Desimpelaere

Selon le Dalaï-lama, bouddhisme et violence sont compatibles dans certains cas.

Sertar, centre d'études bouddhistes entouré d'une étonnante controverse

par Jean-Paul Desimpelaere, le 7 septembre 2009

Le monastère tibétain de Sertar (ou Larung Gar) se situe dans le nord-ouest de la province du Sichuan. Il ne s’agit pas d’un monastère « vénérable »,  puisqu'il n’a été fondé qu’au début des années quatre-vingt, il y a un peu plus de vingt ans, par le lama Khenpo Jigme Phuntsok de l’école Nyingmapa. Une étonnante controverse entoure ce monastère.

Deux 17èmes karmapas pour un seul 15ème dalaï-lama

par Jean-Paul Desimpelaere, le 26 juin 2009

« Une double réincarnation est possible », avance le 14ème dalaï-lama, « mais pas dans mon cas », ajoute-t-il aussi vite. Le dalaï-lama fait allusion aux deux karmapas qui se disputent le pouvoir dans l'école Kagyupa. L'un des deux est son protégé, l'autre pas. Voyons pourquoi et jusqu'où va sa protection.(1)

Les enfants-moines du Tibet

par Elisabeth Martens et Jean-Paul Desimpelaere, le 7 juin 2009

Pour le gouvernement chinois, la raison principale d’interdire la présence d’enfants mineurs dans les monastères est claire et pertinente : leur éducation minimale n’est pas assurée. Leur entrée au monastère n'est légale qu'après les neuf années d'enseignement obligatoire. Pourtant, aujourd'hui encore, les jeunes enfants courent par dizaines dans les monastères tibétains.

Le bouddhisme tibétain, « l’écrin protégeant les trois joyaux du bouddhisme »

par Elisabeth Martens, le 19 mars 2009

Le bouddhisme est divisé en trois branches principales : Hynayana (ou Theravada), Mahayana, et Vajrayana ; respectivement : Petit Véhicule (ou Tradition des Anciens), Grand Véhicule et Véhicule du Diamant (ou tantrisme). Le terme « Véhicule » fait référence au « moyen de transport » (ou méthodes) utilisées par les fidèles pour passer de la rive de l’impermanence (notre vie de tous les jours) vers la rive de la Permanence (ou nirvana, et proche parente de l’Eternité chrétienne).

Le bouddhisme tibétain sous contrôle

par Elisabeth Martens, le 15 mars 2009

Les monastères bouddhistes, en raison du triple pouvoir que le haut clergé s’est octroyé pendant un millénaire (pouvoir moral, économique et politique), puis de son alliance avec les puissances occidentales (Etats-Unis en tête), ont été le théâtre de maintes émeutes séparatistes qui ont secoué le Tibet depuis le milieu des années cinquante. Il est dès lors compréhensible que le gouvernement chinois veuille renforcer son contrôle sur les activités des lamas et des monastères bouddhistes au Tibet.

Le renouveau du bouddhisme au Tibet

par Elisabeth Martens, le 3 mars 2009

Le bouddhisme est l’institution religieuse qui fut la première réhabilitée, suite au traumatisme de la Révolution Culturelle qui déferla sur la R.P. de Chine entre 1965 et 1975. Ce sont les monastères bouddhistes qui, au début des années quatre-vingt, ont donné le signal de départ d’un refleurissement général des cultes religieux en Chine. Les communautés taoïstes ont suivi, puis ce fut le tour des mosquées et des autres.

Le monastère de Narthang, une ancienne imprimerie

par Jean-Paul Desimpelaere,  le 16 février 2009

Ce petit monastère se trouve à l’Ouest de Xigaze, à proximité de Narthang, un village dont je vous ai déjà parlé quand je vous ai raconté l’histoire de Tashi et de sa famille. Le monastère a été fondé par un lama de l’école Kadampa en 1153, en pleine période de « Renaissance du bouddhisme au Tibet » . Plus tard, au 18ème siècle, le monastère de Narthang est devenu un centre important pour l’impression de sutras (livres sacrés du bouddhisme). Pour ce faire, les lamas-artisans utilisaient des blocs de bois sculptés. Quelques milliers de ces blocs existent encore, mais malheureusement une grande partie d’entre eux a disparu durant la Révolution Culturelle.